Qui sommes-nous ?
Depuis 2007, Les Films Avenir produisent des films et des pièces de
théâtre, organisent des festivals de courts-métrages et proposent ses
services dans différents domaines artistiques.

La 3e édition du festival international du court-métrage L'ombre d'un court de Jouy-en-Josas s'est déroulé du 10 au 12 février 2012.
Troisième rendez-vous couronné de succès et un public venu en nombre malgré le froid glacial extérieur qui n'a pas entamé la chaleur intérieure.
Ce fut l'occasion de faire découvrir le court-métrage à certains spectateurs, de le faire apprécier aux amateurs et de le célébrer aux yeux des aficionados.
Un grand merci à la ville de Jouy-en-Josas, à son maire Jacques Bellier, à François Bréjoux, délégué à l'animation culturelle, à Émilie Kuca, responsable de l'animation culturelle, ainsi qu'à Patricia Sarradet et Julie Fillon.
Un grand merci également à tous nos proches, nos familles, nos collaborateurs, nos bénévoles, les réalisateurs et les équipes de films présents, les membres des jurys et bien sûr le public qui était au rendez-vous.
Pas moins de 729 films nous ont été proposés à la sélection cette année et nous en avons retenus 48 et les deux jurys en ont célébré 13.
PALMARÈS ÉDITION 2012
Compétition officielle
Prix du jury : Checkpoint de Ruben Amar (France/Israël)
Prix du film d'animation : La Détente de Pierre Ducos et Bertrand Bey
Prix coup de cœur du jury : It Is Miracul'House de Stéphane Freiss
Prix d’interprétation féminine (Ex-Aequo) : Valérie Vogt pour le film La Dérade de Pascal Latil et Friderike Frerichs pour le film As Usual de Zubin Sethna (Allemagne / Germany)
Prix d'interprétation masculine (Ex-Aequo) : Yoann Moëss et Adrien Stasiulis pour le film La Dérade de Pascal Latil
Prix des écoles de cinéma : Wallflower Tango de Wolfram Kampffmeyer (Allemagne / Germany)
Prix du public : Je pourrais être votre grand-mère de Bernard Tanguy
Prix coup de cœur du Festival - Les Films Avenir : Brûleurs de Farid Bentoumi
Compétition jeunesse
Prix du jury de la compétition enfant : Que personne ne sache de Lydia Castellano
Prix coup de cœur de la compétition enfant : Orange ô désespoir de John Banana
Prix du jury de la compétition jeune : Le Maillot de Cristiano de Vincent Bruno (Belgique / Belgium)
Prix coup de cœur de la compétition jeune : Lola de Franck Janin
Prix du meilleur scénario : Que personne ne sache de Lydia Castellano
Prix du public : LAB de Clémentine Collard, Jean-Pierrick Muggianu, Gabriel Nguyen et Cédric Nivoliez
Prix coup de cœur du Festival - Les Films Avenir : Orange ô désespoir de John Banana
JURYS 2012
Jury compétition officielle et écoles de cinéma
Laurent SPIELVOGEL, acteur (Président du jury 2012)
Éric SAVIN, acteur
Yan DUFFAS, acteur
Clémence IMBERT, scripte
Benjamin VERSCHOORE, cadreur et monteur
Jury compétition jeunes et enfants
Jean-Jacques LASARTE, Auteur et réalisateur
Timéo GOGOLACHVILI, élève de CE2 à l’école Bourget-Calmette de Jouy-en-Josas
Julianour MARTIN-WAKIM, élève de CM2 à l’école Parc de Diane de Jouy-en-Josas
Damien BIZET, élève de 6e au collège Maryse Bastié de Vélizy-Villacoublay
Ryan CHERAIET, élève de 6e au collège Maryse Bastié de Vélizy-Villacoublay
Emilie COTTARD, élève de 5e au collège Maryse Bastié de Vélizy-Villacoublay
Sylvain JOAO, élève de 3e au collège Maryse Bastié de Vélizy-Villacoublay
SÉLECTION 2012
Histoire d’un soir
La première fois que j’ai découvert le sens de ma queue, j’étais apeuré(e). Rassurez-vous, il n’y a rien de graveleux dans tout ça, je me trouvais juste réincarné dans la peau d’un chien. Et une vache qui tâchait de chercher ses taches, me demande : « As-tu vu, Mau, le chat et Struthio, la girafe ? Ils sont sortis depuis une heure du LAB, enfin, du laboratoire, et ne sont toujours pas rentrés. Je commence à m’inquiéter ». Je lui répond : « Ne t’inquiète pas, ils sont sûrement parti à Kipi colline, le nouveau parc d’attraction, un vrai paradis pour les hamsters d’ailleurs, The Hamster Heaven. Sur ce, je me réveille en sursaut, il s’agissait évidemment d’un cauchemar ! Je me lève, (et je me bouscule), je prends un café et je me prépare pour sortir. Je vais m’habiller et j’enfile le maillot de Cristiano, mon colloc, oui, car ce jour-là, je n’avais plus rien à me mettre. Bref je sors et me voilà parti. Dans la rue, je rencontre mon pote, Marcel Comix, que je surnomme Candy Boy car il mange tout le temps des bonbons (et candy en anglais ça veut dire bonbon). Donc, Marcel m’interpelle et me raconte qu’il est tombé amoureux d’une fille, mais qu’il ne lui a encore rien dit car il n’ose pas lui parler et il ne sait pas comment s’y prendre. Elle l’impressionne. Pour une fois, lui qui a toujours su y faire avec les filles, il a toujours eu du bagout. Alors je le charrie, je le mets en boîte « Et bah alors Marcel, c’est le syndrome du timide ! Tu ne m’avais pas habitué à ça ! ». Et il me demande d’aller chez elle pour l’inviter à diner de sa part. Je lui réponds que faute de temps, je ne peux pas l’aider, j’ai un rendez-vous à La Dérade, un bistrot du 17e, pour signer un contrat de film en odorama, dont le nom de code est A.B.E. Il insiste, disant que c’est super important, que c’est la femme de sa vie, il en est sûr, et que je suis son seul espoir. Bref, il tourne en boucle (bucle en espagnol). Tout conte fait et comme d’habitude (As Usual), je cède et me voilà parti à jouer l’entremetteur auprès de Lola.
Marcel m’ayant donné l’adresse, j’arrive au n° 17 de la rue du Kapitän Hu. Je sonne, une vieille dame m’ouvre, l’air pas très aimable et patibulaire. Elle me lance : « C’est vous l’accordeur ? » Je la regarde d’un air surpris et réagit tout en humour : « Oui, c’est moi l’accordeur de cœur, ahah ! » Bon, visiblement, elle n’apprécie pas et elle poursuit : « Vous arrivez au poil, on allait commencer la réunion et faire le checkpoint pour l’opération. » Alors je suis un peu étonné et je lui rétorque : « Ah oui, oui, oui, vous voulez plutôt dire le check-up ? On dit faire un check-up, mais je ne suis pas médecin, l’opération ça sera sans moi. » « Oui, bon, check-up, ketchup, c’est du pareille au même. Non mais dites donc, petit insolent, un peu de respect, je pourrais être votre grand-mère ! » Elle me fait entrer dans un salon miteux et je lui demande alors si sa petite fille est là et si je peux lui parler. Elle se retourne et me dévisage : « J’ai pas de petite-fille, et je n’aime pas les p’tits rigolos. » Je lui souris bêtement pour ne pas la contrarier, en pensant à Marcel et dans quel plan il m’a fourré. Elle s’affaire autour de la table en me disant que son mari, Mendelssohn, est sur le toit. J’écarquille les yeux et lui demande: « Mais qu’est-ce votre mari fout sur le toit ? » Elle me répond qu’il règle les derniers préparatifs pour l’attaque du Crédit familial. « Quoi !! » m’écris-je. J’ai dû mal entendre. Elle me fusille du regard, visiblement, elle ne rigole pas et a l’air plutôt menaçant à ce moment : « Y a un problème ? ». Je lui souris pour donner le change, je crois décidément que je suis tombé dans un traquenard, un guet-apens. Marcel a dû se planter dans l’adresse, c’est pas possible ! Bref, je joue le mec qui assure, je la joue la détente parfaite, tout en cherchant un moyen de me tirer d’ici, je réfléchis à toute vitesse et elle me dit : « Le recrutemant du 3e homme s’est mal passé, du coup c’est mon mari qui s’en occupe, ne bougez pas, je vais le chercher… » Elle s’éclipse et disparaît dans un couloir en appelant son mari. Ils débutent une conversation de boudoir, une Conversation Piece, devrais-je dire en anglais. Et là, ni une, ni deux, je prends mes jambes à mon cou et je m’enfuis. Je cours le plus vite possible, pensant qu’ils seront à mes trousses en moins de deux. Je jette un coup d’œil rapide en arrière. It is Miracul’House, c’est un miracle, personne ne me suit et je suis libre de cette maison de fous.
De retour chez moi, je m’effondre sur le canapé, épuisé par cette aventure. Je réfléchis à tout ce qui vient de se passer. J’allume la chaine hifi pour me détendre et tombe sur une radio qui diffuse la chanson Swing of Change du groupe Shéhérazade et le Délice casher, les héritiers du groupe Muse à mon avis. Je finis par m’endormir et à sombrer. Brusquement, une sonnerie me sort de mon sommeil, de ma torpeur, c’est le téléphone. Je réponds, un grésillement à l’autre bout de la ligne, puis une voix nasillarde me parle : « Rendez-vous au Wallflower Tango avec le ballon et vous demandez La Vuelta, et pas un mot à la police.» On me raccroche au nez. Je suis éberlué, je ne comprends rien. C’est sûrement encore un mauvais plan de Marcel. J’allume la télé pour me changer les idées et je tombe sur les infos qui annoncent que l’attaque du monstre géant suceur de cerveaux de l’espace a fait 40 morts et que des brûleurs ont essayés de l’anéantir, sans succès. Je me dis : « Le monde est à l’envers !! » et je m’écris : « Orange, ô désespoir, ne vois-tu pas que c’est encore un délire ! » et je comprends que je suis encore enfermé dans un rêve, une hallucination. Enfermé dans ma prison psychique, In my prison, et qu’il faut que j’en sorte absolument. Je suis vraiment dans une salle période de ma vie, je vis vraiment un octobre noir et ça, je veux que personne ne sache. Et en même temps et en y réfléchissant, je me dis que cette histoire, qui n’a rien à voir avec une petite histoire des starlettes et de la Croisette que m’a raconté mon pote Sigmund, cette petite histoire donc, pouvait carrément donner lieu à un film que je réaliserais et que vous pourriez sûrement découvrir prochainement sur vos écrans, au festival L’ombre d’un court.
Brûleurs de Farid Bentoumi
En boite de Mathieu Paquier
Bucle d’Aritz Moreno (Espagne)
Wallflower Tango de Wolfram Kampffmeyer (Allemagne)
Octobre noir d’Aurel Froment et Florence Corre
Le Ballon de Clément Dumas et Vivian Maurin
A.B.E de Jean-François Hassoun (France-États-Unis)
Au poil de Julie Duverneuil et Nicolas Perraguin
In My Prison d’Alessandro Grande (Italie)
La Vuelta de Marius Portmann (Suisse)
Le Syndrome du timide de Pierre-Axel Vuillaume-Prézeau – École CinéCréatis Nantes
Checkpoint de Ruben Amar (France-Israël)
Swing of Change de Harmony Bouchard, Raphaël Cenzi, Andy Le Coq et Joakim Riedinger
La Détente de Pierre Ducos et Bertrand Bey
As Usual de Zubin Sethna (Allemagne)
Tout conte fait de Sandy Bienvenut, Alexandra Condoure, Vincent Dromart, Nicolas Quinssac et Mathieu Ringot
Marcel Comix de Benjamin Meignan, Guillaume Beck, Haroun Saifi, Stéphane Jacomo, Jonathan Bocquet, François Belin, Frédéric Geffroy et Florent Tite
Lola de Franck Janin
Candy Boy de Pascal Alex Vincent
Struthio d’Alexis Chaviaras (Grèce-Chypre)
Mau de Thomas Buiron, Victor Gully, Marina Maison et Lucie Schaar
Kapitän Hu de Basil Vogt (Suisse)
Apeurée de Patricia Sourdes
LAB de Clémentine Collard, Jean-Pierrick Muggianu, Gabriel Nguyen et Cédric Nivoliez
El nunca lo haria de Anartz Zuazua (Espagne)(hors compétition)
Oser ou s'exposer de Gervais Djimelli-Lekpa (Cameroun) Inédit (hors compétition)
Odorama de Guillaume Heulard et Maxime Alvarez-Perez (hors compétition)
La Métaphore du manioc de Lionel Meta (Cameroun) (hors compétition)
Julie et ses Jules de Fanny Jean-Noël (hors compétition)
En colo de Pascal Alex Vincent (hors compétition)
Cul-de-bouteille de Jean-Claude Rozec (hors compétition)